Thérapie manuelle méthode Poyet

La méthode Poyet est entièrement fondée sur le Mouvement Respiratoire Primaire (MRP), tant pour le diagnostic que pour la correction. Pas de manipulation ni de craquement, le geste correctif sera extrêmement doux, comme un battement d’ailes de papillon… Comme la subtilité du MRP auquel il s’adresse. Or ce micro-mouvement (MRP) se superpose au macro-mouvement (geste visible). Quand le MRP est perturbé, vos possibilités de mouvements le sont aussi et inversement : normaliser le MRP les libère.

Le premier intérêt de cette légèreté est que ce geste correctif se fait en-dessous du seuil de protection du corps qui n’aura pas besoin de réagir en se bloquant ou en se contractant pour se protéger (de façon consciente ou inconsciente).

Autre intérêt : si la structure effectivement en lésion n’accepte pas la correction, c’est que l’origine de la restriction, la ou les causes sont ailleurs ! Il s’agira alors de remonter la chaîne causale, en suivant l’anatomie et la biomécanique, pour libérer l’origine du problème, et par là l’ensemble du corps, évitant ainsi tant que faire se peut la récidive.

Le concept de globalité est fondamental, comme en ostéopathie classique, et l’endroit douloureux n’est parfois qu’une face émergée de l’iceberg…

Les indications

La méthode Poyet est une spécialisation de l’ostéopathie  et répond à ce titre aux mêmes indications, à savoir les souffrances corporelles d’origine mécanique et/ou émotionnelles, qu’elles soient ponctuelles ou chroniques, aux niveaux articulaire, musculaire, ligamentaire, viscéral…

 

La séance

Après la nécessaire anamnèse (étude des signes), le praticien sera amené à poser ses mains sur votre crâne, lieu de diagnostic principal où seront d’abord décelés les problèmes affectant le corps tout entier. Les corrections se feront ensuite au Sacrum, lieu de correction ayant à son tour une influence sur le corps tout entier. Plusieurs aller-retours crâne-Sacrum peuvent être nécessaires pour effectuer un « ménage » global.

Ensuite, les choses sérieuses commencent, le praticien aura pour tâche de libérer localement les restrictions de mouvement, en général en partant du bassin pour remonter la colonne vers le crâne, avec souvent des détours par ailleurs (viscéral, pied, diaphragme…)

 

Votre vécu, l’histoire de votre corps prendra alors toute son importance, des traces même anciennes pouvant perturber tout l’équilibre, parfois à distance dans le corps.

 

Les gestes de correction ont la particularité d’être particulièrement légers. Pour être efficaces, ils nécessitent toutefois une extrême précision ; juste au bon endroit, juste au bon moment…

La méthode Poyet offre au praticien une pratique douce, subtile et précise, rigoureuse et exigeante, aux actions à la fois locales et globales. Mais cette méthode, comme toute autre, n’est rien sans le praticien qui se doit d’être en recherche, de continuer à se former, d’apprendre à faire la part entre l’objectif et le subjectif, le quantitatif et le qualitatif, la réflexion et l’intuition.

 

Maurice Poyet suit une formation d’infirmier à l’armée, obtient l’équivalence de kinésithérpeute dans les années 50. En 1975 il démarre sa formation dans les écoles d’André Brunel, le Collège National d’Ostéopathie et le Centre d’acupuncture et d’auriculothérapie. Il suivra ensuite des cours chez Robert Courbon et auprès de Denis Brooke.

A noter que l’école d’acupuncture de Robert Courbon est à Lyon : L’ école des pouls au sein de laquelle j’ai suivi ma formation en énergétique traditionnelle chinoise.

Robert Courbon a toujours été à mes cotés au cours de mon apprentissage et je lui porte une affection toute particulière. Je l’embrassais encore avant hier : vendredi 18 octobre 2013. Il m’a dit se sentir sur la fin.

Robert Courbon est décédé le 26 décembre 2013.